Scandale incroyable,
caché par le pouvoir actuel,
plus fort que celui de la MNEF ou dURBADes centaines de milliers de petits fonctionnaires « spoliés »
Environ 450 000 petits fonctionnaires (instituteurs, PTT, etc.) en activité ou retraités, ayant cotisé parfois toute leur vie, ont été spoliés et leur complément retraite sérieusement amputé par le CREF, organisation dont les attaches politiques sont bien connues, et dont certains de leurs dirigeants sont mis en cause, selon la revue Valeurs Actuelles.
Le Monde, édition du 29/5/2001, fait état de lassemblée générale du comité dinformation et de défense des sociétaires (CIDS) de la mutuelle retraite de la fonction publique, au cours de laquelle il a été évoqué un rapport resté soigneusement secret de lInspection générale des affaires sociales (IGAS) transmis au Parquet de Paris, mettant très gravement en cause le CREF en citant par exemple : « les détournements dargent à titre personnel sur des rémunérations de gens sans fonction, sur des logements somptueux ou des notes de restaurants ». Il est également mentionné : « des abus et prévarications commis par les dirigeants du CREF et des mutuelles départementales ».
Il est à noter que beaucoup de ces petits fonctionnaires en cotisant au CREF, avaient fait un choix politique, ce qui explique le silence de la plupart de ceux qui aujourdhui, nont plus que leurs yeux pour pleurer, et la poignée de ceux qui ayant compris mais un peu tard quils « sétaient fait avoir », soit à peine 286 adhérents, tentent de se défendre ! en ayant décidé de demander audience à... Lionel Jospin, Elisabeth Guigou et Jack Lang...
Il faut croire quils nont rien compris, et nont pas lu le rapport de lIGAS ou Valeurs Actuelles puisque la plupart des personnes mises en cause sont justement au sommet de lappareil politique cité par les médias !
À lUCF, nous attendons de voir comment ces petits fonctionnaires vont, en plus, devoir payer les 10 milliards de francs de réserves supplémentaires, obligatoires, afin de répondre aux normes du nouveau code de la Mutualité.
Extraits de Valeurs Actuelles
(29 juin 2001)
Révélations : Largent des retraités de lÉducation nationale a-t-il vocation à assurer le train de vie de certains dignitaires socialistes ? Le scandale du Cref pourrait bien éclipser, en gravité, celui de la Mnef.
Géré par lUnmrifen (Union nationale des mutuelles de retraites des instituteurs et des fonctionnaires de lEducation nationale : quatre cent cinquante mille adhérents, près de 30 milliards de francs dactifs nets), le Cref est au cour de lempire mutualiste qui a toujours fourni à la gauche, et au PS en particulier, ses meilleurs relais dinfluence.
Courrier des lecteurs de Valeurs Actuelles :
Les vraies questions: adhérent, cotisant à la Mrifen-Cref depuis plus de trente-deux ans, javais été sécurisé par limage (dont certains dans ma famille) de linstituteur dévoué, honnête, secrétaire de mairie et intègre ! Cette image est maintenant détruite à jamais par ce quil faut bien appeler une escroquerie.
Les compléments retraite des « bénéficiaires » allocataires (par exemple celui de mon épouse) ont été diminués de 300 FF par mois depuis novembre surun peu moins de 2 000 FF.
Je suis dautant plus furieux quayant pris des responsabilités locales totalement bénévoles (elles !), javais conseillé plusieurs jeunes collègues. Jétais informé bien sûr depuis octobre 2000 et, avec plusieurs collègues particulièrement remontés, javais participé à une assemblée générale locale, mais tout est cloisonné et nos interventions étaient neutralisées ; les vraies questions sont :
- Quel est le montant total des détournements ?
- Combien de cotisations annuelles individuelles cela représente-t-il ?
- À qui cela a-t-il profité : des bâtiments de la Mrifen rue de Solferino sont loués ; à qui et avec quel loyer fictif, quelles organisations syndicales bénéficient-elles de locaux gratuits, prix de leur silence complice ?
- Pourquoi le rapport de lIgas de 1999 est-il resté secret, alors que dans dautres circonstances des rapports analogues sont publiés dans la presse immédiatement et sans délai ?
M. X. (courrier électronique)
Ces retraités entendent se défendre : lUCF pourra les y aider !