Scandale extraordinaire aux Services fiscaux
Des agents du fisc ripoux, de linspecteur à certains fonctionnaires du plus haut niveaux, « arrangeaient » certains dossiers
Régulièrement ladministration fiscale vertueuse, dresse le bilan des contrôles fiscaux, dont le but est de frapper les esprits, afin de justifier auprès des parlementaires des moyens toujours plus importants, pour soi-disant traquer toujours mieux la fraude fiscale.
Cest ainsi que tout récemment au mois de juin 2001, le Directeur Général des impôts, dans le grand journal de 13 h de Jean-Pierre Pernaud, sest répandu sur lefficacité de ses services en matière de redressements fiscaux.
Or, il ne sattendait pas à lintervention de Jean-Pierre Cardot, secrétaire général du RUC et vice-président de lUCF, qui a dénoncé en direct les dérives et les faux chiffres de cette administration fiscale: depuis silence radio ; pas lombre dun démenti !
En effet, un coup de tonnerre extraordinaire dont lUCF était avertie par avance, se préparait et il est venu des Alpes Maritimes, département où « la mafia nest pas que russe ».
Pour ceux qui seraient tentés de penser à quelque diatribe stérile contre ladministration fiscale, il leur suffira de lire notamment, les énormes titres de NICE MATIN du 18 juillet 2001, ainsi que Le Monde, page 7 daté du 18 juillet 2001, pour comprendre que cette administration prétendument vertueuse, en arrive à régler des comptes entre ses Directeurs, dont lun déclare publiquement quil se trouve muté doffice, où lon apprend que certains agents des impôts ont été jetés en prison pour corruption, sans compter ceux qui risquent dy aller, et ce qui est plus grave, le directeur des impôts actuel, déclare que son prédécesseur aurait « fait sauter » pour 700 millions de francs de redressements pour certains contribuables !!!
Que vont donc penser les petits commerçants, artisans, médecins, ou autres contribuables, subissant un contrôle fiscal, harcelés pendant des mois par un inspecteur que les redresse « pour faire du chiffre « qui eux ne seront pas dégrévés, au vu des déclarations explosives du directeur des services fiscaux des Alpes Maritimes faites le 14 juillet 2001 en ces termes :
« Un certain nombre de mes collaborateurs, chefs de service et agents, sont venus me dire quils assistaient depuis trop longtemps à des pratiques et des dérives connues de la hiérarchie, qui sont parfois le fait dun chef de service ou dun directeur, et quils ne pouvaient plus les tolérer », a déclaré aux députés le haut fonctionnaire, après avoir transmis à sa hiérarchie plusieurs informations susceptibles de mettre en cause des agents du fisc. M. Bertaux assure ainsi avoir « rassemblé des preuves » des agissements de « réseaux dinfluence dans ladministration quil dirige », qui lui paraissent avoir pesé sur « le traitement des affaires, que ce soit le déroulement des contrôles fiscaux ou le traitement de certains contentieux ».
Que penser dune telle administration, à propros de laquelle le rapport de la Cour des Comptes 2000, dénonce des « transgressions et des dérives générales et constantes » au ministère des finances ?
Vous trouverez ci-après quelques titres édifiants sur ceux qui prétendent vous contrôler, parus dans la presse, ainsi quune sélection de dépêches de lAFP, sachant que les inspecteurs des impôts ne sont que quelques milliers en France.