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Retour vers le futur !
Du jamais vu :
L’UCF a saisi le Conseil Constitutionnel

Du jamais vu ! l’Union des Contribuables de France, par huit requêtes déposées les 2 et 3 octobre 2001, a officiellement saisi le Conseil Constitutionnel, en demande d’annulation des élections sénatoriales du 23 septembre 2001, mettant gravement en cause la sincérité du scrutin par une manipulation sans précédant de l’opinion.

Au Sénat, l’on vote la loi, mais elle ne s’applique que pour les autres !

Ainsi, l’Union des Contribuables de France, venant au 17e rang mondial des partis de contribuables, regroupant 200 associations de défense de contribuables (450 000 foyers fiscaux) seul parti politique constitué de personnes de la société civile à avoir présenté des listes de candidats aux élections sénatoriales, avec autant d’hommes que de femmes, dans tous les départements, dénonce la publication sur le site officiel internet du Sénat, de résultats des élections sénatoriales dans certains départements, publiés cinq jours avant la date du scrutin ! Une telle situation est connue au cinéma qui en a tiré une série de films à succès : Retour vers le futur !

Mais le Sénat c’est qui ? qui a donné des instructions pour une telle publication ? qui a exécuté des instructions pour fabriquer un résultat des élections ? Qui a stocké des informations confidentielles, en provenance d’où et avec quelles autorisations ?

Qui va croire un seul instant, les élucubrations du « Sénat » suivant lesquelles : « ces pages ne figuraient pas sur le site officiel du Sénat, ouvert au public, mais étaient stockées sur un serveur externe et n’étaient pas accessibles dans les conditions habituelles de consultation du site. Le site du Sénat ne comporte pas, jusqu’au jour du scrutin, de lien avec ces pages ».

L’Union des Contribuables de France, a reçu des centaines d’appels de témoins qui avaient consulté, sur le site officiel internet du Sénat, le résultat de ces élections avant l’heure, sans compter les journalistes qui avaient leur écran ouvert devant eux !

Ainsi, à en croire le Sénat pris la main dans le sac, des pages qui selon lui n’étaient pas sur son serveur et n’étaient pas au surplus accessibles, et ne figuraient donc pas parait-il sur son site, ont été pourtant consultées sans difficulté aucune par tout un chacun ; ces témoins doivent donc être qualifiés de voyants extralucides.

Que le Sénat aille expliquer que ce que de nombreux citoyens ont vu et que des millions d’internautes pouvaient constater, n’était soi-disant pas sur le site officiel internet du Sénat... relève d’un cynisme extraordinaire, puisque plusieurs « autorités du sénat » ont donné aux journalistes et à l’UCF, autant de versions différentes de la prétendue explication donnée aujourd’hui, qu’il y avait de demandes d’explications !!!

L’on connait la chanson, c’est pas moi, c’est l’autre, ou responsable mais pas coupable !

Il n’en demeure pas moins que des informations nominatives faisant apparaître l’opinion politique de personnes sans leur autorisation, y compris fausse, étaient situées sur un support informatique utilisé par le Sénat qui n’était pas compétent pour les connaître et en faire usage dans ces conditions, à l’exception du Ministère de l’Intérieur qui centralisait évidemment les canditatures, en vue de l’élection sénatoriale du 23 septembre 2001.

Qui va très bientôt se retrouver poursuivi pour avoir élaboré, détenu et diffusé un fichier informatique non autorisé ??? qui en conséquence va se retrouver poursuivi pour propagation de nouvelles fausses ???

La vérité oblige à dire que n’importe quelle personne qui sur la page d’accueil du site internet du sénat mentionnant les élections sénatoriales www.senat.fr soit cliquait sur « élections sénatoriales 2001 », soit tapait le nom d’un candidat, entre le 17 et le 21 septembre 2001, obtenait, sans aucune mise en garde ou explication circonstanciée, une page du site officiel internet du sénat, mentionnant explicitement le résultat de l’élection avec le nom du département, comportant le nom de l’heureux élu, son étiquette politique, le nombre de voix obtenues, le pourcentage de voix au centième près, ainsi que la liste des autres candidats avec leur score, dont le nom du candidat recherché... sans compter parfois la mention d’un deuxième tour... il faut le faire !

Ce qui est pour le moins curieux, c’est que le Président du Sénat, saisi d’une protestation dès le 20 septembre 2001, pour une affaire d’une telle gravité, constituant clairement une manipulation sans précédent de l’opinion et des électeurs, dont les conséquences risquent d’être également pénales, n’ait pas daigné au moins répondre, à défaut de présenter des excuses.

Ainsi, il devra expliquer au Conseil Constitutionnel, pourquoi il ne serait pas selon lui, responsable, en évitant autant que possible, de faire rechercher quelque lampiste de service... Nous remarquons également une inégalité de traitement incroyable: l’ensemble de nos candidats, tant sur le site internet du Sénat, qu’au moment de la publication des résultats, ont été les seuls à être affublés d’une fausse étiquette politique « DIV » !

Il n’en demeure pas moins, ainsi que la rapporte sur trois colonnes, Le Monde du 25 septembre 2001, que dans la plupart des départements, les listes UCF ont devancé des partis ayant des élus grands électeurs et qui présentent pour 6 d’entre eux, un candidat à l’élection présidentielle !

Les citoyens ne trouvent-ils pas également curieux, dans un période de temps très rapprochée, l’envoi de dizaines de milliers d’avis d’impositions dans une vingtaine de départements, non pas au véritable destinataire, mais au voisin non concerné par les dits avis, et là aussi, le Directeur Général des Impôts prétend n’être pas coupable en désignant le lampiste imprimeur qui se rebiffe, en déclarant que c’est l’informatique du ministère qui est fautive et pas lui ! ou bien, impôt oblige encore, des médias dévoilent que dans 4 départements d’Ile de France, 400 000 avis d’impositions censés être partis ne sont pas arrivés ! et dans le Val d’Oise, des contribuables reçoivent bien ces avis d’impositions, mais avec une addition salée bien évidemment erronée ! c’est l’informatique vous dit-on ! toujours l’informatique qui a bon dos ! Et les hommes dans tout ça ? pas coupables, pas responsables ?

Le Canard enchaîné, dans son édition du 12 septembre 2001, avait trouvé une formule : « c’est une erreur humaine de l’ordinateur » ...

A l’UCF, nous voulons changer tout celà.

Jean-Pierre CARDOT
Vice-Président



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