Politique présidentielle 2002 :
Chevènement progresseLes questions dactualité Ipsos-JDD-BFM portaient cette semaine sur la perception par les Français de la candidature de Jean-Pierre Chevènement à la présidentielle. Encouragée par un Français sur trois, cette candidature manque peut-être encore de lisibilité dans lopinion : en témoignent les forts taux de non-réponse.
Aujourdhui, un tiers des français juge que « Jean-Pierre Chevènement ferait un bon président de la République ». Ils nétaient quun sur quatre à être de cet avis en juin dernier, soit une progression intéressante pour le candidat du Mouvement des Citoyens. Sans que lon puisse parler de socle électoral, la question posée nintégrant pas la notion dintentions de vote, on relève que ses partisans sont plutôt âgés et aisés : plus de 40 % des 35 ans et plus jugent sa candidature crédible, contre moins de 20 % chez les plus jeunes ; 30 % de ceux dont le revenu annuel est inférieur à 108 000 F sont également de cet avis, cette proportion grimpant à 47 % dans la catégorie de revenue supérieure (+ de 300 000 F). On constate que, comme pour le dernier baromètre présidentiel Ipsos-Le Point, sa candidature est plus populaire à droite quà gauche : 41 % des proches de la droite parlementaire (UDF-RPR-DL-RPF) pensent quil ferait un bon président (43 % davis contraire), alors que ce nest le cas que de 39 % dessympathisants de la gauche plurielle (41 % davis contraire).
Les idées de Chevènement sont jugées plutôt modernes par un Français sur trois, contre une même proportion qui les estime au contraire plutôt archaïques. Parallèlement à la question précédente, les plus âgés, les plus aisés, les électeurs de droite sont plus nombreux à soutenir les idées de lancien ministre de lIntérieur. La candidature de Chevènement semble pourtant encore fragile, tant elle repose sur un électorat dordinaire plutôt conservateur. La répartition au fil de la campagne du camp des non-réponse décidera certainement du succès ou de léchec de cette entreprise. Pour lheure, dans les prémices de campagne, cette candidature souffre encore dun manque de lisibilité : un Français sur trois préfère ne pas qualifier les idées développées, et 28 % refusent de juger sa pertinence.
Philippe Hubert
Source : Canal Ipsos,
Lactualité au fil des sondages,
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