LU.C.F. très mécontente de la décision
du Conseil constitutionnel du 8 novembre 2001Ainsi, comme il fallait sy attendre, le Conseil constitutionnel a rejeté le 8 novembre 2001, les quatorze requêtes tendant à lannulation des élections sénatoriales du 23 septembre 2001, dont huit avaient été déposées par les candidats de lUnion des Contribuables de France qui contestaient la publication sur le site internet du Sénat, de résultats de ces élections cinq jours avant la date lélection !
En effet, comme il fallait sy attendre, cest par la presse que lUCF a appris le rejet des quatorze réclamations, avant même que ses huit réclamants ne reçoivent la notification de la décision ! Le Conseil constitutionnel avait sans doute à cur de satisfaire les médias plutôt que les réclamants, ce qui est dune rare impolitesse... et dénote bien du mépris du citoyen dont les droits sont bafoués, ce qui nest pas surprenant, tant il est vrai quun ancien président de cette institution, pourvu dune ancienne maîtresse qui avait chaussure à son pied, condamné à trente mois demprisonnement dont six mois ferme avait pris les contribuables pour de vulgaires manants.
Or, lUCF avait eu vent dinformations, suivant lesquelles il fallait tout faire pour rejeter les requêtes présentées par huit de ses candidats aux élections sénatoriales du 23 septembre 2001.
Cest ainsi que dans un premier temps, les réclamants ont reçu une prétendue « note » en provenance dun quelconque lampiste du Sénat, ne comportant même pas la signature de son auteur, que bien évidemment le Conseil constitutionnel a diffusée auprès des réclamants comme étant une pièce digne dintérêt... ou bien une note en provenance du ministère de lIntérieur, avec demande de réponse éventuelle à une date limite, alors même que la notification était comme par hasard, parvenue aux réclamants, soit la veille ou le jour même de la réponse exigée, ou même après cette date limite ! à titre dexemple une notification faite le 29 octobre 2001 demande une réponse au secrétariat de Conseil constitutionnel fixée au... 25 octobre 2001 !!! De qui se moque-t-on ?
LUCF a donc refusé de répondre dans de telles conditions.
Dans un second temps, quelques mémoires en défense de sénateurs ont été de la même manière adressés aux réclamants de lUCF concernés, avec un délai pour répondre de la même veine, ou bien trop court ; à titre dexemple une notification faite le 29 octobre 2001 demande une réponse au Secrétariat de Conseil constitutionnel fixée au 31 octobre 2001 !!! De qui se moque-t-on ?
Bien évidemment comme il est clair que les réclamants nont pas disposé du temps nécessaire pour adresser les mémoires quils venaient de recevoir, aux avocats de lUnion des Contribuables de France afin dy répliquer, lUCF a refusé à nouveau de répondre dans de telles conditions, dès lors que même un accusé a droit, selon larticle 6-1 de la Convention européenne des Droits de lHomme, à : « disposer du temps et des facilités nécessaires à la préparation de sa défense ».
Cest dans ces conditions que lUCF a décidé dattendre la date de laudience, afin que les réclamants qui lavaient demandé, soient notamment entendus sur ces graves anomalies et puissent y exposer leurs moyens de défense.
Or, comme il fallait sy attendre, aucun des huit réclamants na eu connaissance de la date de laudience et aucun de ceux à lUCF qui avaient expressément demandé à être entendus, nont reçu la moindre convocation à cet effet, ce qui est un comble ! alors même que le Conseil constitutionnel avait pourtant été saisi en ces termes :
« ... le requérant entend quil soit fait application du deuxième alinéa de larticle 17 du règlement applicable à la procédure suivie devant le Conseil constitutionnel et que par suite il soit convié à la séance au cours de laquelle la présente affaire sera examinée... »
En effet, même si les séances ne sont pas publiques, ce que lUCF ne trouve pas normal, il nen demeure pas moins que larticle 17 du Règlement applicable, précise bien :
« Les séances du Conseil constitutionnel ne sont pas publiques. Cependant les personnes visées aux articles 3 et 9 du présent règlement peuvent demander à y être entendues »
Or, comment pouvoir être entendu équitablement lors dune séance pour laquelle non seulement la date na pas été communiquée, mais encore où les plaignants ny ont pas été convoqués ? En lespèce lAssemblée plénière de la Cour de cassation à récemment fustigé de tels agissements (société Deroche - Arrêt n° 464 du 22 décembre 2000).
La démocratie ne sort pas grandie de tels manquements.
En conséquence, lUCF dénonce les pratiques du Conseil Constitutionnel et pour sa part prendra dans les jours qui suivent, une décision qui ne manquera pas de surprendre.
Jean-Pierre CARDOT
Vice-président
Union des Contribuables de France