Un syndicat des impôts
qui naime pas les médiasIl est toujours intéressant pour les Contribuables de France, de prendre régulièrement connaissance des réactions (très confidentielles) de syndicats des impôts, pour leur permettre de voir quils nadmettent jamais la critique, surtout quand elle est justifiée et vient des médias ; pour répondre à ces donneurs de leçons, il suffira de cliquer ici.
Cest ainsi quun ami de lUCF, directeur régional des impôts, nous a adressé un exemplaire dune revue syndicale des impôts, « UNITÉ » n° 753 du 27 février 2001, qui répond à quelques questions de ses adhérents :
« Périodiquement, certaines émissions télévisées parlent de façon scandaleuse du fonctionnement de la DGI et du travail de ses fonctionnaires. Le dernier exemple a été fourni par lémission Combien ça coûte ? du 7 février. Que fait le syndicat pour lutter contre ces opérations de désinformation ?
Sagissant de lémission Combien ça coûte ?, le secrétaire général du SNUI a adressé un courrier de protestation au président de TF1 en dénonçant fermement une présentation caricaturale, de nombreuses inexactitudes et des relents de poujadisme. Ce nest effectivement pas en traitant ainsi le sujet de la fiscalité que le débat démocratique sera favorisé.
De son côté, le Directeur général des impôts a, lui aussi, sermonné M. Le Lay en lui faisant part de son indignation face à ce qui a constitué, à ses yeux, un véritable procès à charge de ladministration, laissant totalement dans lombre le rôle du législateur et des élus locaux.
Dans la presse écrite, au lendemain de lémission de M. Pernaut, quelques voix se sont élevées en citant le communiqué du SNUI pour dénoncer la façon dont avaient été traités les fonctionnaires de la DGI.
Pour insuffisante quelle puisse paraître, linterpellation des responsables des médias est indispensable, mais la meilleure façon de combattre ce journalisme raccoleur est encore de tenir régulièrement des conférences de presse posant les grandes questions de fond tant sur la fiscalité que sur la façon de travailler des agents des Impôts.
Il va de soi, enfin, que face à des propos injurieux pour les agents (la qualification délictueuse nétant hélas pas aussi facile à définir quon pourrait le penser) le syndicat se tourne vers les tribunaux pour réclamer réparation. »
Bien évidemment, les honorables syndicalistes, ont oublié de préciser à leurs adhérents, que lors de cette émission sur TF1, des millions de télespectateurs ont pu voir deux contribuables de la région de Nice, martyrisés par pas moins de 130 notifications de redressements en moins de 200 jours, assortiées de pas moins 18 convocations, de la part de deux inspectrices des impôts...
Le cas des deux contribuables en question défendus par lUCF, a été récemment évoqué à lAssemblée nationale et nos avocats ont dailleurs déposé une plainte avec constitution de partie civile, après en avoir avisé le directeur des impôts qui navait pas voulu y croire...
En effet, le lecteur ne sera pas surpris dapprendre quil résulte dun constat établi par huissier, que deux inspecteurs des impôts avaient frauduleusement détourné plusieurs centaines de pièces comptables appartenant à ces deux contribuables, dans le but évident de les empêcher de se défendre !
Cest dailleurs quelques jours après le dépôt de plainte contre ces ripoux, que M. Bertaux Directeur des Service fiscaux des Alpes Maritimes assure ainsi avoir : « rassemblé des preuves » des agissements de « réseaux dinfluence dans ladministration quil dirige », qui lui paraissent avoir pesé sur « le traitement des affaires, que ce soit le déroulement des contrôles fiscaux ou le traitement de certains contentieux ». (Le Monde, 17 et 18 juil. 2001)